Tandis que la plupart du temps je
suis tout à fait contente de mon avancement en français oral, parfois des
moments arrivent lorsque tout ça tombe à l’eau. Par exemple, à mon autre poste
de bénévole à l’École Macaulay, je lisais avec mon petit groupe d’élèves (qui
n’ont que huit ou neuf ans) lorsque… j’ai
mal prononcé un mot. J’ai su au moment que le « t » non-prononcé est
sorti de ma bouche que j’avais des ennuis (*merde !). C’était la fin du
monde ! Du coup je suis devenue la risée des élèves ! Quelle
horreur ! Madame Mallory a fait une erreur !
Ça va sans dire qu’ils
ne me lassaient pas l’oublier. Après ma bourde, tous les élèves ont commencé à
lire leur page du livre avec un accent très anglicisé, mal prononçant tous les
mots : « le chaT fuiT dansZ la forêT afINE de trouvER le petiT
garCon ! ». J’étais absolument mortifiée, surtout puisqu ‘un des
enseignants était assez proche pour entendre la débâcle ! Que pouvais-je
faire ? Ces situations sont frustrantes bien sûr, mais il faut persévérer.
Qu’est-ce que j’ai appris ? Que tout le monde n’est pas et ne sera pas
compréhensif de ma situation. Pour cette raison je dois garder la tête haute et
poursuivre mes buts, malgré des obstacles auxquels je dois faire face.

No comments:
Post a Comment