Friday, April 19, 2013

L'Aventure continue!


Mon parcours depuis la première année dans le programme français à la dernière a été long et de temps en temps ardu. Au commencement, je ne pouvais que prononcer quelques mots dans une phrase mal formée, mais aujourd’hui je suis capable de mener une conversation en français. Je ne vais pas mentir, j’entretiens encore l’insécurité face aux locuteurs natifs ; cependant à partir de la fin de ma formation, je suis équipée avec les outils pour surmonter peu à peu cette peur qui m’afflige.

Mes expériences au cours de ces derniers mois m’ont aidé beaucoup, malgré le début orageux – les courriels et les appels auxquels on ne répond pas, la difficulté de m’insérer dans la communauté francophone parfois fermée aux anglophones. De tout cela, j’ai découvert qu’il faut avoir la créativité afin de trouver des opportunités authentiquement françaises dans l’Ouest canadien. Après beaucoup de persévérance, j’ai réussi à trouver des contextes français à Victoria qui encourageaient mon amélioration progressive.

Premièrement, j’ai décidé qu’un cours de conversation supplémentaire était nécessaire comme le département n’offre qu’un dans leur programme. Pour cette raison je me suis inscrite dans des cours avec le département d’Éducation permanente. Ici, j’ai rencontré plein d’autres étudiants qui, comme moi, s’intéressent à augmenter leur capacité orale en français ainsi que leur confiance en parlant. Pour moi, c’était l’étape la plus logique pour commencer. Il y avait des enseignants, des employés du gouvernement, des gens qui s’intéressent à leur héritage français – un mélange divers. Après avoir suivi trois semestres de ces cours, je peux dire que ceux-ci ont été les plus formatifs en ce qui concerne ma confiance que toutes mes autres expériences. Tandis que l’instruction et la direction fournies par les professeurs étaient bien utiles, c’était la conversation spontanée et naturelle qui se produisait avant, pendant et après la classe qui m’aidait le plus. Sans cette opportunité, je n’aurais jamais eu le courage de travailler avec des locuteurs natifs.

Après avoir envoyé une demi-douzaine de courriels, j’ai reçu finalement une réponse d’une enseignante d’une école d’immersion française à Esquimalt, Julie. Elle m’a invité à travailler dans des classes avec des groupes de lecture. J’étais tellement ravie – quelqu’un me voulait enfin ! J’ai découvert rapidement que ces élèves, en dépit d’avoir seulement entre sept et neuf ans, sont très avancés dans le français – les enfants sont comme des éponges ! Ainsi, mon bénévolat ici était une leçon de prononciation qui m’a rendu humble ! Je devrais être extrêmement prudente de ne pas faire une erreur devant ce groupe ! Néanmoins, ils me corrigeaient de toute façon. D’un autre côté, mon vocabulaire est meilleur ! En tout cas, j’ai appris beaucoup de mon bénévolat dans cette école, surtout des commandes en français qui seront utiles une fois que je deviens une enseignante : « Soyez sages ! », « à ta place ! », « calme-toi ! », « bonne lecture ! », « lis-le bien ! ».

Peu de temps après avoir obtenu le poste de bénévole à l’École Macaulay, j’ai commencé un autre à la Société francophone de Victoria ce qui, comme j’ai découvert, sera tout à fait différent du premier ! Ici je travaillais à la réception où j’accueillais des gens, répondais au téléphone et aidais avec des devoirs divers du bureau. Le problème le plus sérieux ici était la difficulté que j’ai avec les variétés de français que je ne comprends pas. Soudain, je me suis rendu compte que la seule forme de français à laquelle j’étais exposée jusqu’à ce point a été la variété institutionnelle – l’une qui est considérée « standard ». Alors, j’ai dû adapter rapidement afin d’être réussie. Maintenant j’ai l’expérience avec les parlers accadiens, québécois et franco-ontariens. Malheureusement c’est encore un processus difficile et il faut que j’aie plus temps immergé dans ce type de contexte afin de connaître un vrai succès avec les variétés canadiennes.

Pour conclure, je voudrais souligner la nécessité des contextes authentiquement francophones pour entretenir et encourager l’apprentissage du français chez des anglophones comme moi. J’attache de l’importance à mes connaissances académiques du français, cependant une compréhension des fondamentaux de la culture, de l’esprit et du peuple français est primordiale dans l’acquisition réussie de cette langue. Puisque les expériences françaises dans l’Ouest canadien sont rares, il faut que les apprenants soient créatifs et persévérants. J’ai l’intention de continuer ma quête pour les occasions d’améliorer mon français et de trouver de nouveaux amis francophones. 
Bien sûr j’ai envie d’explorer d’autres pays  du monde où on parle le français : ) L'aventure continue!             
(Ces photos sont d'un voyage en France avec ma soeur il y a sept ans)



          

1 comment:

  1. Quelles maginifiques photos! J;aime aussi beaucoup ton introduction en matière. je suis aussi d'accord que nous devrions avoir plus de cours qui mettent l'accent sur la maîtrise de l'oral.

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